Alors que Xavier Darcos s'enorgueillait devant un public tacite d'enseignants de l'évidence de la lecture de la fameuse lettre de Guy Moquet, un tourbillon médiatique emportait
tout ce petit monde dans une ténébreuse confusion.
La vérité, dans cette affaire, personne ne semble véitablement la détenir, si ce n'est une poignée d'historiens qui s'efforcent de mettre à profit 20 ans de leur travaux sur la notion de mémoire et
sur l'instrumentalisation de l'histoire.
Rassurez-vous, les journalistes de TF1 sont trop occupés à explorer les coulisses du service restauration de l'élysée pour aller dans une bibliothèque et ceux de France 2 n'ont pas encore pensés
qu'il existait des historiens hormis Frédéric Gersal sur Télématin.
La solution à cette épineuse polémique se trouvera simplement dans un peu de lecture, et je n'en doute pas, cela est à la portée de tous ceux qui ont pour références littéraires d'autres ouvrages
et revus que Voici et Chocs.
Il conviendra à tous qu'une lecture de la lettre en elle - même n'a guère d'importance. Il conviendrait mieux en revanche de mesurer tous les enjeux politiques qui émanent de cette spontanée
considération de notre Président adoré pour un vil communiste?
Je ne m'attarderai guère sur cette question car les finalités nous sont connues. En revanche, mesurons le contexte précis et adaptons le à la situation présente.
L'année prochaine, en hommage aux 40 ans de mai 68, des débordements vont gagner la France et nul doute que les jeunesses communistes et anarcho-syndicalistes seront réprimées.
Nul doute qu'Oliver Besançenot sera emprisonné, passé à tabac puis fusillé.
A quand messieurs la lettre de Besançenot, témoignant de ses dernières luttes ?
Imaginez ensuite qu'un président de droite ultra conservatrice, 60 ans plus tard, face lire cette lettre... Diable !
rendons à César ce qui est à César. Guy Moquet ne symbolise pas la résistance, Oliver Besançenot ne symbolisera pas mai 2008 (sauf peut-être pour le barbecue devant l'Assemblée où il invitera
Robert Hue).
Face à l'instrumentalisation de la mémoire, il est indispensable de ne pas lire la lettre de Guy Moquet, ni non plus suivre notre président à la lettre...
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